Le 36, rue Botzaris n’en finit pas de faire parler de lui. Cet immeuble à proximité des Buttes-Chaumont, était, jusqu’au 14 janvier 2011, date de la chute du Président tunisien Ben Ali, un « centre culturel », siège de diverses associations.
En réalité c’était une sorte de camp de bases des activités occultes de la dictature tunisienne, avec notamment la surveillance des opposants au régime.
Depuis le 31 mai, le bâtiment était occupé par plusieurs dizaines Tunisiens de Lampedusa. Il a été évacué une première fois le 7 juin 2011. Le 16 juin, la police est intervenue une nouvelle fois avec l’autorisation de l’Etat Tunisien.
De nombreux documents ont été retrouvés sur les lieux, retraçant les multiples opérations illicites menées à l’époque par les lieutenants du Tout-puissant Ben Ali et selon le site Owni, avec la bienveillance des services français.
Le Collectif des Tunisiens de France, une association récemment créée, pour récupérer les archives a mandaté une avocate franco-tunisienne, Soumaya Taboubi, qui a récupéré et mis en lieux une partie des archives.
Pour aller plus loin, sur le site Mediapart Comment le Parti de Ben Ali a tissé sa toile en France


