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Les centaines de refugiés tunisiens qui campent depuis quelques semaines à la Porte de la Villette, dans le 19e arrondissement de Paris, ont trouvé un important soutien d’associations et de la population locale.
Il y a encore de la tension dans l’air au lendemain des interpellations par la police des ressortissants tunisiens dans le 19e arrondissement de paris. Des centaines de refugiés tunisiens habitent depuis plusieurs semaines dans le petit parc de la rue du Chemin de fer, enclavé entre le périphérique et la voie ferrée, près de la Porte de la Villette. Beaucoup d’entre eux vivent dans des conditions précaires. Pour l’instant leur terre promise ressemble à un parc abandonné de jeux pour enfants, avec un peu de pelouse et des bancs délabrés.
C’est le plus gros rassemblement de refugiés à Paris. Ils ont tous atterris dans ce coin de la capitale pour trois raisons principales : la proximité de parcs ouverts la nuit (parc de la Villette), la distribution gratuite de repas et la forte présence de la communauté tunisienne et d’associations dans le quartier.

- Les bénévoles donnent du soutien morale et matériel aux refugiés
« Les téléphones de notre association n’ont pas arrêté de sonner cette nuit, raconte Omeyya Seddik, administrateur de la Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), un mélange de tristesse et d’espoir dans la voix. Les habitants du quartier veulent vraiment aider les refugiés tunisiens et c’est merveilleux. »
Pourtant, la confusion règne encore ce matin dans le parc. Des représentants d’associations, des avocats, des journalistes sont présents et l’ambiance est électrique. Les gens discutent. De jeunes réfugiés sourient. D’autres sont un peu énervés. « L’accueil des institutions italiennes a été moyen, mais ici en France c’est encore pire, déclare un étudiant tunisien de 20 ans. Heureusement nous pouvons compter sur l’aide des associations et des résidents. »
La situation reste néanmoins tendue : une bonne partie des Tunisiens interpellés hier est déjà en centre de rétention pour séjour irrégulier sur le sol français. Ils risquent d’être expulsés. Il fait froid ce matin, porte de la Villette et les Tunisiens ne veulent pas quitter la France. Ils sont partis dans l’espoir de mieux vivre. Mais à Paris c’est difficile aussi. Le soutien de la population locale est essentiel. Est-ce suffisant ?

- Ils sont encore nombreux ceux qui se demandent si venir en France a été le bon choix
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