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La centaine de migrants tunisiens qui occupaient l’immeuble de l’avenue Simon Bolivar dans 19e arrondissement de Paris depuis le 2 mai 2011, ont été délogés dans l’après-midi du mercredi 4 mai. Près de deux cents CRS et gendarmes ont procédé à leur expulsion du bâtiment.
Deux jours, il aura fallu deux jours pour faire sortir les migrants tunisiens, réfugiés au 51 avenue Simon Bolivar, dans le 19e. Et les autorités avaient dépêché la grande cavalerie bloquant tous les accès à cet immeuble. Hélicoptère, CRS, gendarmes mobiles et policiers en civils ont participé à cette opération.
Ils ont arrêté 138 personnes qui se trouvaient à l’intérieur du bâtiment. Selon la préfecture de police, les occupants ont été emmenés dans les commissariats des 18e, 19e et 20e pour des vérifications d’identité. Ils étaient toujours en garde à vue en fin de journée mercredi.
La mairie avait fini par se ranger à l’idée de cette expulsion pour des raisons de sécurité dues à la vétusté du bâtiment. « Cette évacuation était inévitable. » reconnait Roger Madec, Maire de l’arrondissement.
D’autant plus que la municipalité n’avait pas trouvé d’accord avec le collectif de Tunisiens et d’associatifs qui soutiennent les migrants. Elle proposait des places supplémentaires à l’hôtel ainsi qu’un hébergement provisoire dans le 1er arrondissement, géré par Emmaüs.
Roger Madec, parle de manipulation « de la part de collectifs anarchistes ou radicaux. » La Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR) a de son côté condamné l’attitude du gouvernement qui « malgré des demandes répétées de prise en charge humaine de la question des migrants tunisiens, ne sait utiliser que des solutions répressives. »
Ces migrants tunisiens en situation irrégulière, tous venus de l’île italienne de Lampedusa, risquent l’expulsion pure et simple vers leur pays.
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