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Une centaine de jeunes migrants tunisiens occupe, depuis lundi 2 mai 2011, un immeuble situé avenue Simon Bolivar, dans le 19e arrondissement de Paris. La mairie de Paris leur un proposé un hébergement provisoire dans le 1er arrondissement.
Un groupe de jeunes migrants tunisiens occupe, depuis lundi 2 mai 2011, un immeuble situé au 51 avenue Simon Bolivar, dans le 19e arrondissement de Paris. Dans la matinée, la situation s’est tendue après le bouclage du quartier par la police. « Nous avons négocié avec la mairie de Paris pour qu’elle fasse pression sur la préfecture de police afin d’alléger le dispositif, explique l’élu Vert du 18e et conseiller de Paris, Sylvain Garel, dont le mouvement soutient les réfugiés tunisiens. Le principal responsable de cette histoire, c’est l’Etat qui ne fait pas l’effort d’accueillir ces personnes. »
L’immeuble occupé et désaffecté appartient à la mairie de Paris. Considéré comme dangereux, il ne peut accueillir durablement des usagers. Roger Madec, Maire du 19e, « désapprouve cette occupation dans un immeuble qui n’est pas adapté à recevoir des migrants. » Lesquels vivaient depuis plusieurs semaines dans le parc de la rue du Chemin de fer, toujours dans le 19e.
La Ville a mobilisé 100 000 € et dépêché les associations Emmaüs et France Terre d’Asile, pour s’occuper des migrants. 100 d’entre eux occupent déjà des chambres d’hôtel. « 50 places supplémentaires et la mise à disposition d’un bâtiment d’habitation lié à la ville sont à confirmer. » explique l’édile du 19e. Cet hébergement provisoire est situé dans le 1er arrondissement. Il pourrait accueillir 80 Tunisiens (ils seraient entre 80 et 100, d’après la préfecture de police, 200, selon divers soutiens) et serait géré par Emmaus.
« Les migrants sont prêts à accepter. Certains souhaitent même rentrer chez eux, moyennant pécule. », indique Sylvain Garel. Une prime d’aide au retour de 1000 € est à l’étude car pour l’heure les autorités française ne proposent que 200 € aux jeunes tunisiens. « D’après mes observations ces jeunes hommes sont issus de milieux ruraux. Certains parlent à peine français. Mais ceux qui veulent rester doivent pouvoir le faire. » précise l’élu écologiste.
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