samedi 25 mai 2013|
 

La Kaskad' Café, une histoire de famille

La famille Maisse avec, de gauche à droite, Francine, la mère, Patrice, le père, Fabrice, le frère aîné et Thomas, le cadet (©Dixneufinfo.com)

Propriétaire du café La Kaskad’, situé le long du parc des Buttes-Chaumont dans le 19e arrondissement de Paris, la famille Maisse travaille dur pour faire vivre son commerce. Installés dans le quartier depuis le 28 avril 2011, parents et enfants ont quitté le centre de la capitale pour séduire une clientèle locale. Portrait.

Place Armand Carrel, dans le 19e arrondissement de Paris, un jour de beau temps. À l’angle des rues du Rhin et Manin, la terrasse du café La Kaskad’ fait de l’œil aux passants. Spacieuse, elle offre une vue agréable sur le parc des Buttes-Chaumont et accueille, le temps d’un repas ou d’un café, promeneurs, travailleurs et habitués du quartier.

A l’intérieur, Patrice, le père, Francine, la mère et les deux fils, Fabrice et Thomas, s’agitent. Originaire d’un petit village du nord de l’Italie, la famille Maisse a repris l’affaire il y a tout juste un an, le 28 avril 2011. Adeptes du travail en famille, les Maisse n’en sont pas à leur coup d’essai. Auparavant propriétaires d’une brasserie située sur le boulevard Haussmann, dans le 9e arrondissement de Paris, ils ont voulu changer d’air et s’installer dans un endroit plus simple où ils pourraient être « plus proche des gens ».

« Ici, on est à échelle humaine »

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Idéalement situé à deux pas de la cascade du parc des Buttes-Chaumont et de la mairie du 19e, le café La Kaskad’ prépare déjà l’été et sortira sa nouvelle carte au mois de mai.

Après un an de recherches, la famille décide de reprendre La Kaskad’, cédée par l’ancien propriétaire après trois ans d’activité et un mauvais bilan. Pas question pour les Maisse de laisser passer cette occasion. Surtout pour Fabrice qui connaissait bien l’endroit. Et pour cause, dans les années 2000, alors qu’il venait de rencontrer sa femme, Nadia, il l’avait emmenée dans ce restaurant pour leur deuxième rendez-vous. Ce jour-là, le jeune couple assis en terrasse ne se doutait pas de ce qui allait se passer dix ans plus tard. « Si on m’avait à ce moment là qu’un jour je serais propriétaire du lieu, je n’y aurais pas cru ! » raconte-t-il, sourire aux lèvres.

« Nous ne regrettons pas du tout d’avoir changé d’ambiance, explique le jeune patron de 35 ans. Nous ne nous imaginions pas continuer à Haussmann. Les gens nous interchangeaient, poursuit sa mère, Francine, 59 ans, ils commençaient une discussion avec l’un de nous et la terminaient avec quelqu’un d’autre, sans même s’en rendre compte. » Patrice et Francine alors propriétaires avec d’autres membres de leur famille, employaient 20 personnes, contre neuf à La Kaskad’. « C’était une usine là-bas, ici, on est à échelle humaine », raconte Francine qui a aujourd’hui laissé la main à ses deux fils. Car Thomas, Fabrice et sa femme Nadia, 27 ans, sont les seuls propriétaires de la Kasdad’. « Ils sont le cerveau et nous sommes les bras et les jambes », s’amuse leur mère.

Une brasserie à l’italienne

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Nadia, Fabrice et leur petit garçon, Raphaël, 20 mois. "Comme j’ai un côté un peu mégalo, j’ai voulu appeler le café "Chez Raphaël", confie Fabrice, mais on a gardé La Kaskad’ parce que c’est un endroit référencé auquel les gens sont très attachés."

Habitués des brasseries depuis leur plus jeune âge, Fabrice et Thomas se chargent de l’accueil, du service et de la gestion du restaurant. Nadia, qui a fait des études de stylisme, s’occupe de la création des menus et de la décoration du lieu. De son côté, la "mama italienne", comme elle aime se faire appeler, orchestre la cuisine pendant que le père gère la comptabilité. Très soudés et marqués par des accidents de la vie, parents et enfants ont appris à relativiser. « Notre point fort, c’est la famille, disent-ils unanimement. C’est ce que tout le monde ressent, notre ambiance familiale rassure. Parfois, on s’engueule et on se crie dessus, ajoute Fabrice, mais nous avons toujours été clairs : si on se fâche, on arrête tout. »

Ouverts sept jours sur sept et 365 jours par an, les Maisse ne comptent pas leurs heures. Objectif, remplir les 130 couverts que La Kaskad’ peut servir, terrasse comprise. Au menu, viandes, poissons, salades en tout genre et plats végétariens. « Tout est fait maison, précise Fabrice, des entrées jusqu’aux desserts. C’est très important pour nous. » Attachée aux petits détails, la famille met un point d’honneur à servir le café dans des verres, comme en Italie ; à proposer des vins produits par un vigneron indépendant du Languedoc ; et à servir un chocolat chaud fait à partir de vrai chocolat, livré et produit par un ami de la famille. Une façon de raconter des histoires à travers la nourriture. « Et c’est plus facile à vendre », concède Fabrice.

« Nous proposons une cuisine traditionnelle de brasserie avec quelques touches italiennes », résume Francine. De nature chaleureuse, elle aime prendre le temps de discuter avec ses clients et sait se rendre disponible. « Ici, les clients peuvent me demander un pansement s’ils ont mal aux pieds », plaisante-t-elle.

Plus d’animations en soirée

Côté prix, le Kaskad Café affiche des tarifs élevés. 17,50€ pour le burger Nonna Elisa (Mémé Elise) et 14€ en moyenne pour les salades. Des prix totalement assumés par les propriétaires. « Nous essayons de mettre de la qualité dans les plats, explique Fabrice. Nous ne sommes pas dans le quartier le plus populaire de l’arrondissement et par rapport à l’ancienne carte, où les prix étaient équivalents, nous remplissons bien plus les assiettes. »

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La salle de La Kaskad’, actuellement très sombre, sera bientôt éclaircie. Des miroirs et des radiateurs en fonte seront installés pour redonner un côté bistrot à l’endroit. En terrasse, un nouveau mobilier viendra prochainement rappeler celui des jardins du Luxembourg.

Un an après la reprise, le bilan est plutôt positif, même si quelques changements sont au programme. Changement de décor d’abord, mais aussi changement d’ambiance. La famille souhaite réveiller ses soirées en proposant des mini-concerts de salsa les samedis ainsi que des soirées Fado (musiques portugaises). En attendant, et depuis le mois de janvier 2012, un groupe de jazz assure une représentation une fois par semaine. « Ça a vraiment boosté l’activité du restaurant le soir, explique Fabrice. Quand on est arrivés, la Kaskad’ ne faisait que cinq à dix couverts le soir et le vendredi était désertique. Depuis que l’on fait ces soirées, c’est tout le temps complet. »

Forte de son expérience et de son envie de faire plaisir, la famille Maisse a su attirer une clientèle fidèle et cosmopolite. « Nous connaissons 90% de nos clients, se félicite Francine. Notre clientèle est familiale et exclusivement du quartier. » Après 21 ans passés dans un quartier peuplé de banquiers, d’hommes d’affaires et de touristes, cette ancienne institutrice est heureuse d’avoir finalement atterri dans le 19e arrondissement. « Être à Paris et voir des arbres centenaires par la fenêtre de son restaurant, c’est tout simplement incroyable, se réjouit-elle, nous sommes très privilégiés. Maintenant, il ne nous reste plus qu’à venir habiter dans le 19e ! »

Infos pratiques
La Kaskad’ Café
2, place Armand Carrel
01 40 40 08 10

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2 commentaires
  • La Kaskad’ Café, une histoire de famille 4 mai 2012 14:49, par shalomo

    le restaurant est sympa mais les menus sont chers ?
    Help garçon , un café et un verre d’eau terrase bien sûr.. !

    Répondre

  • Vive la Kaskad’ Café ! 4 mai 2012 14:51, par Maud i Ka

    Je suis allée deux fois dîner à La Kaskad Café, à chaque fois accueillie avec le sourire. On y trouve un personnel efficace et attentif à ses clients. Les plats sont copieux et délicieux et méritent largement leurs prix, ce sont d’ailleurs les mêmes tarifs qu’on peut trouver dans d’autres brasseries de la capitale, la qualité en plus. J’ai choisi deux plats différents et à chaque fois, je fut agréablement surprise, d’abord de la rapidité du service mais aussi de la présentation des plats.

    La deuxième fois, j’avais décidé d’organiser les 30 ans de ma soeur un samedi soir d’avril. Une grande table nous était réservée, parsemée de petites bougies, une décoration très conviviale. Les desserts commandés, deux grands gâteaux, chacun surmonté d’un 3 et d’un 0, ont été servis en parts immenses, d’une qualité et d’une fraîcheur incomparable. Ma soeur a été enchantée du fraisier, son gâteau préféré. Nous avons passé une très bonne soirée, et avec 14 invités, ce n’était pas une mince affaire, mais tout a été parfait, grâce au talent des maîtres des lieux.

    Merci Fabrice et longue vie à la Kaskad Café !!!

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