mercredi 22 mai 2013|
 

Jean-Christophe Papoul : de Belleville à Bali

Jean-Christophe Papoul, un jeune homme de Belleville, a quitté sa vie parisienne le 15 avril 2010 pour un voyage en Australie. Il partage ses impressions du bout du monde sur dixneufinfo.com. Il a décidé de faire une escapade en Asie, sur l’île indonésienne de Bali, à la recherche d’un peu de dépaysement.

Après 4 mois à voyager en Australie, j’avais bien besoin de vacances ! Oui cette idée peut paraître incongrue d’avoir envie de vacances alors que beaucoup considèrent déjà ce voyage comme des vacances. Mais l’Australie, ce n’est pas l’eldorado non plus surtout lorsque l’on fait parti de cette (trop) grande famille des routiers. A l’instar d’une tortue, on vit avec sa maison sur le dos, pas d’adresse fixe, se priver souvent par soucis d’économies, partager sa chambre avec 3 à 9 personnes, parfois même plus et forcément avec les aléas qui vont avec : ronflements, parties de jambes en l’air trop bruyantes, préservatif usagé près de l’oreiller, compagnons de « chambrées » bourrés, réveils impromptus dans la nuit et j’en passe constituent le lot de tout « backpacker » plus ou moins chanceux.

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Jean-Christophe est allé à la rencontre des balinais. Il a beaucoup apprécié leur philosophie de vie

Au-delà de ces petits problèmes qui avouons-le ne sont pas bien gênants par rapport à la chance de pouvoir être à l’autre bout du monde, il demeure un manque. Quelque chose qui inconsciemment nous fait gravement défaut en ce pays d’Oz : le dépaysement. C’est bête d’ être à l’autre bout du monde devrait suffire pour être dépaysé mais ce n’est pas le cas. L’Australie demeure un pays récent et largement influencé par la culture anglo-saxonne et plus largement, la culture occidentale. C’est donc dans cet état d’esprit que j’ai fait ce trip d’un mois à Bali ! Pourquoi Bali ? Au –delà du fait que c’est beaucoup moins cher que l’Australie, c’est avant tout la rencontre d’une nouvelle culture, religion, et gastronomie qui m’intéressait particulièrement ! Je suis donc parti un mois avec Fred, un ami, afin de compléter ce voyage, qui restera à n’en pas douter le voyage d’une vie !

Life is an offering

Sous cette phrase qui semble anodine, se cache une vraie philosophie. La première chose qui nous marque à Bali, le sourire et la générosité des gens. Ils sont toujours là pour vous aider à trouver un hôtel, votre route, toujours l’envie de savoir d’où vous venez, combien de temps vous restez à Bali, bref toujours prêts à échanger et partager avec vous un peu de temps.

La générosité des Balinais se traduit aussi par leur religion. A majorité, Hindouistes et Musulmans (ainsi que quelques bouddhistes), ils ont pour tradition de faire, tout au long de la journée, des offrandes pour leurs dieux (Shiva et Ganesh pour les plus importants), afin qu’ils leur apportent prospérité et sérénité dans leur foyer. Il n’est donc pas surprenant en fin de journée de voir dans les rues des dizaines de petits paniers en feuille avec des pétales, des biscuits, des pièces, et de l’encens.

C’est ce qui m’a touché le plus de voir ces personnes qui n’ont pourtant pas grand chose et tellement à offrir. Ici, leur seule richesse se résume à un scooter ou une voiture pour les plus riches. L’école étant payante, tout comme l’hôpital. Ils se contentent de ce qu’ils ont et vivent sereinement.

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Les rizières forgent le paysage à l’intérieur de l’île.

Au-delà de l’effervescence et du chaos de Kuta, il se dégage de Bali une certaine forme de sérénité à condition de sortir du circuit touristique. Le meilleur moyen pour cela ? Se louer un scooter et ne pas hésiter à se perdre dans l’arrière-pays. Et c’est comme cela que l’on découvre les contrées verdoyantes peuplées de rizières (modèle d’ingéniosité agricole). Où les petits bouibouis vous remplissent le ventre de mie goreng (nouilles) ou nasi goreng (riz fris) pour quelques roupis. Où les temples majestueux vous offrent tout le calme et la sérénité dont vous avez besoin. Où le volcan, imposant, se dessine dans la brume des montages. Les enfants, rentrant de l’école à pieds, vous saluent toujours le sourire aux lèvres.

Qui veut gagner des millions ?

Pour la première fois de ma vie, je peux dire que j’ai été millionnaire ! Un dollar australien valant 8000 roupi, on devient rapidement millionnaire à Bali. Du coup, vous ne serez jamais regardé de haut en entrant dans un grand hôtel ou restaurant. Ici, les rapports de valeurs sont bouleversés. Que vous soyez en en maillot de bain ou en costume vous pouvez vous payer un bon restaurant ou une belle chambre. Ce qui est étonnant, pouvoir visiter comme l’on veut, les grands hôtels, les beaux restaurants sans pour autant consommer.

Ce mois à Bali m’a donc apporté ce petit quelque chose qui me manquait en Australie. Là-bas, j’ai vraiment eu l’impression de voyager, d’être dépaysé. Parcourir cette île minuscule de l’Indonésie, découvrir l’effervescence de Kuta, la sérénité d’Ubud, la côte Est avec Amed qui n’a rien à envier à notre côte d’azur et les nombreux temples qui vous étonneront toujours par l’atmosphère qui s’en dégage. Bref, j’ai été conquis ! Si bien, que je vous écris cet article du Vietnam ! Et oui, je suis en ce moment même parti pour un trip de 2 mois et demi en Asie, mais cela est une autre histoire et je dois d’abord vous compter celle de Sydney où j’y ai passé un mois dans un prochain article !

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