samedi 18 mai 2013|
 

Ça chauffe au conseil de quartier Secrétan

Nouveau règlement des étalages et terrasses, travaux du 168 boulevard de la Villette et projets du groupe de travail "Habitat et urbanisme", figuraient au menu du conseil de quartier Secrétan, mercredi 8 juin 2011, dans le 19e arrondissement de Paris. Lequel s’est déroulé Maison du Combattant devant une quarantaine de riverains et dans une ambiance tendue.

« Nous sommes en train de monter un collectif pour lutter contre l’insalubrité sur le boulevard de la Villette », explique Ibrahim en distribuant l’adresse de son blog local. Costume gris, grand, les traits fins, le jeune homme assiste à son premier conseil de quartier dans le 19e arrondissement de Paris. Et il a bien l’intention de se faire entendre. Quand bien même l’ordre du jour ne prévoit pas d’aborder le sujet de la propreté. Mais il profite du sujet consacré aux terrasses de café, pour en parler. « On reviendra sur la propreté plus tard », lui répond Philippe, de l’association Vivre Secrétan.

En effet, l’heure est au débat sur le nouveau règlement des étalages et terrasses. Hélène Marchand-Audinet, de la direction de l’Urbanisme à la Ville de Paris, présente le projet. Mais à peine a-t-elle eu le temps de boucler son exposer, que déjà les mains se lèvent et les questions fusent. « Finalement, quelle est la définition exacte d’une terrasse ? », demande Dominique Martin, présidente de l’association Vivre Secrétan. Avant de poursuivre, « et surtout, quelles seront les dispositions et les moyens que prendra la mairie pour faire respecter ce règlement ? » Xavier Golczyk, adjoint au maire du 19e, chargé du commerce, rappelle alors que des inspecteurs de la ville de Paris circulent régulièrement et que les commerçants qui ne respectent pas le nouveau règlement sont passibles de 35 euros d’amende.

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Une adhérente de l’association Vivre Secrétan intervient lors du conseil de quartier.

Pour délimiter clairement l’espace réservé aux terrasses, certains riverains évoquent le cloutage ou encore la mise en place de barrières comme cela se fait dans les pays anglo-saxons. Les participants s’interrogent également sur la présence des lampes chauffantes qui fonctionnent au gaz ainsi que sur les bâches, souvent laides et sales. Et puis ils demandent à ce que des cendriers soient installés à l’extérieur des cafés pour éviter que les fumeurs ne jettent leurs mégots par terre.

Xavier Golczyk et Hélène Marchand-Audinet expliquent que le nouveau règlement prévoit l’interdiction des bâches, remplacées par des structures plus rigides. Les lampes à gaz, aussi prohibées seront échangées avec des appareils électriques. Les commerçants disposent de deux ans pour se mettre aux normes. En ce qui concerne le cloutage, Xavier Golczyk reconnaît que c’est une solution. Mais elle est onéreuse : 3000 euros environ pour une terrasse, un tiers des frais étant à la charge du commerçant. L’élu s’est déclaré contre les barrières : « il y a une question d’identité parisienne, explique-t-il, on ne veut pas trop de délimitations physiques. »

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Le bulletin municipal officiel de la Ville de Paris, dans lequel figure le nouveau règlement des étalages et terrasses.

Sentant que la discussion s’éternise, Gisèle Stievenard donne la parole à Sylviane Léger, directrice générale de la SIEMP (Société immobilière d’économie mixte de la Ville de Paris), venue parler des travaux au 168 boulevard de la Villette. Un projet très attendu par les riverains du boulevard qui ne supportent plus l’état actuel de l’endroit, insalubre et malodorant. Sylviane Léger affirme que l’immeuble, dangereux et malsain, sera transformé en copropriété de sept étages et 12 logements dont 11 conventionnés. Le passage sensible du porche, devenu un "urinoir", d’après les habitants, sera quant à lui fermé et repris en main.

Les citoyens reprennent rapidement la parole pour évoquer les terrains de sport sous le métro Jaurès, auparavant ouverts aux joueurs à toute heure du jour et de la nuit, et désormais occupés par des sans-domicile-fixe afghans. Philippe, de l’association Vivre Secrétan, évoque également les problèmes liés à la distribution de la soupe populaire qui a toujours lieu aux mêmes endroits : « Distribuer de la nourriture a autant de monde en pleine rue, ça n’est vraiment pas propre et c’est sans fin ! » affirme-t-il.

Gisèle Stievenard déclare comprendre l’agacement des riverains mais estime avoir fait déjà beaucoup, ce qui n’est pas l’avis de tout le monde : « On a beaucoup d’occasions de s’exprimer mais rien ne se passe derrière », entend-on dans la salle. Gisèle Stievenard tente de conclure un conseil de quartier qui a déjà duré plus de deux heures. Elle rappelle que trois séances ont déjà été dédiées à ces problèmes. « Ben oui mais on n’a pas de résultats ! » s’écrient les membres de l’association Vivre Secrétan.

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1 commentaire
  • Ça chauffe au conseil de quartier Secrétan 14 juin 2011 16:07, par MICLUCAS

    J assiste tres souvent au conseil de quartier du bassin de la villette . Il en est de meme : les gens en ont marre de l insecurité , de la drogue , ont peur de sortir le soir et le sentiment general est qu ils ne se sentent pas ecoutés par la mairie du 19 .

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