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Les voitures en libre service Autolib’, arrivent dans la capitale à la fin de l’année. Ce nouveau mode de déplacement a suscité de nombreux échanges au Conseil du 19e arrondissement de Paris, du 14 juin 2011. Autre question débattue : la nouvelle réglementation parisienne sur la publicité.
« Le Conseil d’arrondissement n’est pas une cour de récréation ! » s’insurge Roger Madec, maire du 19e lors du dernier Conseil d’arrondissement qui s’est tenu mardi 14 juin 2011, à partir de 19h. Les échanges vifs entre élus de l’opposition, l’élu écologiste et les conseillers de la majorité ont surtout concerné l’implantation de stations et d’espaces Autolib’ dans l’arrondissement et plus largement à Paris.
Anne-Constance Onghena, élue UMP voit dans le système d’Autolib’ « une concurrence déloyale aux loueurs de voitures. » Bernard Jomier, élu ECLV milite lui pour le système d’autopartage « Il existe quatre sociétés à Paris, qui ont déjà du mal à équilibrer leurs comptes. » explique-t-il. Les deux conseillers mettent, en effet, en doute l’hypothèse économique d’Autlolib’, qui table sur 220 000 abonnés pour équilibrer ses comptes. L’entreprise Bolloré qui exploite ce nouveau système de prêt de voitures « prévoit une perte 60 millions d’€ sur 7 ou 8 ans. » explique l’élu écologiste. Pour la conseillère de droite pas de doute « c’est la ville de Paris qui va payer ensuite. »

- 1000 stations pour 3000 voitures sont prévus à Paris
Bernard Jomier met aussi en cause le caractère écologique d’Autolib’, qui selon lui va augmenter le nombre de voitures à Paris. Pour Jean Vuillermoz, élu du Parti communiste « c’est un projet innovant donc combattu par la droite. De plus, ce sont des véhicules électriques. » Cet argument fait bondir Violette Baranda, élue du Modem, « certes l’électricité ne pollue pas l’air, mais elle nous vient de l’énergie nucléaire et utilise des piles très polluantes. Autolib’ est une auto gadget, indigne de la France ! »
François Dagnaud, Maire adjoint a défendu ce nouveau moyen de déplacement en rappelant que « La ville de Paris n’est pas seule car 46 communes de la région Ile de France se sont engagées avec elle. Par rapport au déficit de l’entreprise Bolloré, doit-on pour autant renoncer à innover ? La droite combat Autolib’ comme elle a combattu le tramway et le velib qui ont fait plus que leurs preuves. »
Autre sujet de discorde : l’adoption de la réglementation sur la publicité. Violette Baranda a regretté que celle-ci n’oblige pas d’éteindre la nuit les panneaux publicitaires déroulant, qu’elle n’interdise la publicité que 25 m de part et d’autres des écoles (contre 50 m de diamètre) et l’autorise en hauteur. « La pub est un lavage de cerveau je ne voterai donc pas cette disposition. » a-t-elle conclue. L’élu écologiste s’est aussi abstenu avec les mêmes arguments. François Dagnaud, a indiqué que ce plan allait néanmoins permettre « de diminuer de 30% la publicité à Paris. »
De nombreuses subventions aux associations ont été votées : Maison des bout’Chou (accueil petite enfance), Latitude Sport et Culture, Ville vie Vacances, Entre’Aides, R.Style….
L’élu d’opposition Alain Dorisson a refusé de voter ces subventions, lorsque les dossiers fournis par le Conseil d’arrondissement ne contiennent pas « les comptes des associations. C’est un problème de morale publique. » Pour François Dagnaud « on ne peut fournir les comptes détaillées de chaque association. Mais les services instructeurs les ont vérifiés. Le soupçon de « copain-coquin » est insupportable. »
Anne-Constance Onghena en a profité pour réclamer le bilan des sommes engagées en 2010 pour l’opération Ville, Vie, Vacances. Réponse favorable de Léa Filoche, élue de la majorité. « Toujours les mêmes promesses ! » a rétorqué la conseillère UMP.
Fin de la séance à 20h 15.
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