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Les policiers sont intervenus pour déloger les toxicomanes qui se tenaient à Stalingrad, sous les arcades, quai de Seine. Dans la soirée du 14 février, quatre personnes ont été interpelées. Puis dans une deuxième phase, vers minuit, 20 personnes ont contrôlées et 3 interpellées pour port d’arme ou situation irrégulière.
"Sur toutes ces interpellations, deux toxicomanes ont été déférés au parquet avec injonction de se soigner" explique un lieutenant de la préfecture de police de Paris. Trois d’entre eux ont été remis en liberté.
Les habitants du bassin de la Villette ont à plusieurs reprises exprimés leur ras le bol face à l’insécurité engendrée par les toxicomanes de « crack ».
Pour Mao Penninou, adjoint au Maire chargé de la sécurité « Cette opération d’ordre public se justifie. La police a pris cette responsabilité. Mais ce qui compte c’est la coordination entre la police, la mairie, les professionnels de santé. »
Il insiste sur l’articulation entre la répression avec le démantèlement des trafics et la prise en charge sociale et sanitaire des toxicomanes.
Fédérica qui habite le quartier, « est un peu soulagée. Mais une voisine s’est encore fait cambrioler en plein jour. » raconte-elle. Son compagnon est descendu et est tombé nez à nez avec de drogués, ils se sont battus puis la police est arrivée.
Les consommateurs de cracks ont besoin de 40€ par jour pour payer leur dose. Mao Penninou sait « qu’il n’y a pas de baguette magique. Il est très difficile de faire décrocher un cracker. »
Ce que confirme le représentant de la préfecture de police. « Cette opération était plus visible que d’habitude, une façon de dire que nous ne lâchons pas ce territoire. »

