dimanche 26 mai 2013|
 

Bernard Jomier, un médecin en campagne dans la 16e circons.

Pour le candidat dans la 16e circonscription, être écologiste, « c’est parler des questions concrètes ».

Bernard Jomier, adjoint au maire du 19e arrondissement de Paris, se présente aux élections législatives dans la 16e circonscription sous l’étiquette Europe écologie-les Verts. Portrait d’un homme pour lequel « l’avenir de l’humanité, ce n’est pas le libéralisme ni le socialisme, mais la gestion durable de la planète ».

Candidat EELV aux élections législatives de juin 2012, Bernard Jomier propose un « pacte » aux habitants de la 16e circonscription de Paris : « Je m’engage à passer un jour par semaine au contact direct des électeurs, et le reste du temps à l’Assemblée nationale pour faire la loi. » En ce sens, Bernard Jomier ne manque pas d’idées pour changer la vie des Parisiens. « Je veux une loi pour interdire les ventes à la découpe, explique-t-il, une autre pour encadrer les loyers, une autre encore pour lancer un grand programme d’isolation thermique des logements. »

Parisien d’adoption, Bernard Jomier a grandi en Auvergne, entre la ville de Clermont-Ferrand et une maison de campagne, au bord d’un lac. Son père, forestier, lui enseigne « que l’on ne plante pas un arbre pour soi, mais pour les générations futures ». Sa mère, « femme de lettre, historienne de l’art et mère de six enfants », lui apprend à se débrouiller par lui-même et « à se faire la cuisine », se souvient-il. « Je ne suis pas né dans la politique », résume le candidat écolo de la 16e circonscription de Paris, « Je m’y suis intéressé bien plus tard ».

« La santé dépend de l’environnement »

Plutôt que la politique, il choisit donc la médecine et s’installe à Paris. Après une spécialisation en médecine tropicale, le jeune médecin exerce plusieurs années en Afrique de l’Ouest. « Pratiquer la médecine dans des pays tropicaux m’a permis de comprendre à quel point la santé dépend de l’endroit où l’on vit, de notre environnement », se rappelle l’homme de 49 ans.

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Des Verts après un meeting commun le 17 mai 2012. De gauche à droite, Bernard Jomier, Anne Souyris, candidate dans la 5e, Daniel Cohn Bend et Arlette Zilberg, candidate dans la 15e.

De retour à Paris, au début des années 90, Bernard Jomier ouvre son cabinet de médecine générale dans le 19e arrondissement, et s’implique dans plusieurs projets associatifs. « Je me suis d’abord engagé chez Amnesty International, puis j’ai créé une association de quartier dans le 19e arrondissement, l’association Jasmin, qui luttait pour un aménagement plus humain de la ville. »

Des associations à la politique, il n’y a souvent qu’un pas. Bernard Jomier le franchit en 1999 après une rencontre avec Daniel Cohn-Bendit, candidat aux élections européennes. Séduit par la conception de la politique chez les Verts, il rejoint le mouvement. Être écolo pour lui c’est : « parler des questions concrètes, ne pas être langue de bois et, avoir une vie par ailleurs, dans laquelle on se confronte aux problèmes concrets. »

En politique comme en médecine, son but reste le même : « Améliorer la vie des gens au quotidien. » Élu maire adjoint à la santé dans le 19e en 2001, il lutte activement contre le saturnisme, maladie due à une intoxication au plomb. Il organise aussi un panel citoyen dans le quartier Stalingrad sur les questions de drogue. Avec fierté, il se rappelle qu’en 2007, le magazine spécialisé Impact Médecine, l’a cité parmi les 200 médecins les plus engagés de sa génération, pour ces deux actions.

« Impératif social »

Nommé maire adjoint chargé de l’environnement et du développement durable dans le 19e, après sa réélection comme conseiller d’arrondissement en 2008, il se consacre aux questions environnementales, fondamentales pour lui. « L’avenir de l’humanité ce n’est pas le libéralisme ni le socialisme, mais la gestion durable de la planète. Cela passe aussi par de la gestion sociale, explique-t-il. Il y a un impératif de durabilité, et un impératif social. »

Malgré son engagement politique chez les Verts, Bernard Jomier « reste avant tout médecin ». Dans son cabinet du 19e arrondissement, 31 rue d’Hautpoul, il continue de recevoir ses patients et travaille aussi pour la fondation de la Croix Saint-Simon, rue du Plateau, afin de développer un concept auquel il croit, l’hospitalisation à domicile.

Député, Bernard Jomier ne compte pas arrêter son activité professionnelle pour autant : « Si je suis élu, je ne serai plus adjoint au maire du 19e, car je suis contre le cumul des mandats. Mais, je serai toujours un peu médecin, même si je ne peux assurer que deux ou trois heures de consultation par semaine. »

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4 commentaires
  • Bernard Jomier, un médecin en campagne dans la 16e circons. 1er juin 2012 11:57, par noéma Touathéa

    L’avenir de l’humanité c’est l’eau potable Monsieur, dans le monde la guerre de l’eau à déjà commencée, ensuite les terres agricoles, la pêche, les forêts.
    La France paye 20%de taxe à l’exportation de bois de nos forêts et la CHINE 0% c’est un scandale
    .L’Europe va mal.

    ,La CHINE est en train de piller les
    dernières ressources mondiales même en Afrique..

    .Dans le 19 eme la pollution à l’amiante lors de la démolition des vieux immeubles existe ,mais personne n’en parle, sans oublier la pollution du périphérique dans un rayon de 100m, aucune étude sur la santé de la population riveraine ?

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  • Bernard Jomier, un médecin en campagne dans la 16e circons. 1er juin 2012 13:53, par gaziella lumbroso

    ce monsieur c’est respect.puisqu’il est medecin on attend de lui aussi des lois sur la santé. tout est devenu tro cher, les lunettes, les dents. merci de penser à nous monsieur.

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  • Bernard Jomier, un médecin en campagne dans la 16e circons. 1er juin 2012 15:08, par alexis gravilanoff

    A monsieur peut être le futur député,
    que pensez vous de l’article de Mariane no788 de juin sur le scandale des notes de frais des députés ?

    Les parlementaires disposent de 45 millions d’euros annuels de frais de mandat. parlons de L’iRFM soit 6412 e brut non imposables ,dont disposent chaque mois les parlementaires élus ; en plus de leur traitement 7100 e brut et du credit des collaborateurs 9138 e .
    le député PS
    René Dosiere se bat tout seul pour plus de justice , d’égalité et transparence.
    On aimerait connaitre vos positions mesdames et messieurs les candidats sur cette gabegie financiere de nos deniers publics.
    Le temps des privilèges ,est révolu la gauche est au pouvoir , alors on attend des actes forts pas des paroles .

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  • je découvre avec bcp d’émotion les actions menées.......il y a tant à faire....bravo de mener la "médecine" et la politique.....surtout à Paris : gde ville......tu me reconnaitras : MAO

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