
Entre best-sellers très attendus et petites perles à découvrir, les Buveurs d’Encre, librairie du 19e arrondissment, livre pour Dixneufinfo les suggestions de lecture pour la rentrée littéraire 2010.
L’événement, c’est bien sûr LE Houellebecq (La carte et le territoire, chez Flammarion) très
attendu et qui tient ses promesses. On retrouve le regard acéré de Houellebecq sur notre société
de consommation teinté d’une bonne dose d’humour.
Côté valeurs sûres, nous avons beaucoup aimé le roman de Philippe Forest (Le siècle des nuages, chez Gallimard), un bel hommage au père en même temps qu’un livre très documenté sur l’histoire de l’aviation et des hommes qui l’ont faite.
Dans un autre genre, l’autobiographie de l’immense auteur J.M Coetzee (L’été de la vie pour Le Seuil) est
impressionnante de maîtrise et d’originalité.
Matthias Enard, (prix du livre Inter 2009 pour Zone, chez
Actes Sud) revient, chez le même éditeur, avec Parle-leur des batailles, de rois et d’éléphants , un
récit très réussi qui prend Michel-Ange pour héros.
A côté des poids lourds de cette rentrée, de nouveaux auteurs font également parler d’eux. Chez
les Français, retenons notamment le premier et bref roman Alice Kahn, de Pauline Klein (Allia), une
intéressante réflexion sur l’acte artistique sur fond de substitution d’identité, ainsi que Franck d’Anne
Savelli (Stock), le récit poétique et émouvant de la relation qu’entretint la narratrice avec un jeune
marginal, à travers les lieux qu’ils ont traversés.
Chez les étrangers, nous avons beaucoup aimé Purge (Stock) de la finlandaise Sofi Oksanen, qui
nous plonge dans la douloureuse histoire de l’Estonie, ainsi que La couleur des sentiments (Kathryn
Stockett, aux éditions Jacqueline Chambon), une immersion dans le Sud étasunien des années 60 sur
fond de lutte pour les droits raciaux. Et Le temps matériel de Giorgio Vasta est une surprenante et
manquante plongée dans l’imaginaire d’un enfant qui vit en Sicile, en 1978, année de la mort d’Aldo
Moro.
Enfin, avant même sa parution prévue le 16 octobre, Vers la poussière, un petit bijou d’humour noir signé Jean-Louis Bailly, (éditions de l’arbre vengeur), roman désopilant, construit de manière aussi maligne qu’originale !
Découvrez tous nos articles géolocalisés sur le 19eme arrondissement en un clin d'œil


2
