mardi 10 février 2015|
 

L'église de la Mouzaïa et ses « vitraux miraculés »

Deux hommes observent les vitraux de l’église Saint-François d’Assise, rue de Mouzaïa. Photo ©Adèle Ponticelli

Perdus pendant dix ans, douze vitraux ont enfin retrouvé la place qui leur revient, dans l’église catholique Saint-François d’Assise, rue de Mouzaïa, dans le 19e arrondissement de Paris. Samedi 22 septembre 2012, les paroissiens ont célébré le retour de ces « miraculés », retrouvés grâce à la ténacité d’une des leurs.

Tous les croyaient perdus à jamais. Brisés en mille morceaux dans le coin d’un atelier ou bien vendus à l’autre bout du monde. Mais les vitraux sont bel et bien là, entier et lumineux à la place qui leur revennait, dans l’église catholique de Saint-François d’Assise, rue de Mouzaïa, dans le 19e arrondissement de Paris. Samedi 22 septembre 2012, une cérémonie a inauguré officiellement leur retour au bercail.

« J’avais abandonné tout espoir de les revoir ». À la tribune, le père Albert Gambart revient pour les dizaines de personnes présentes sur la folle histoire de ces vitraux, égarés pendant dix ans. Les douze vitraux, réalisés par les ateliers Maumejean dans les années « 1940 », proviennent de la Chapelle Molitor, dans le 16e arrondissement de Paris.

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Église Saint-François d’Assise, 9 rue de Mouzaïa. Photo : ©Adèle Ponticelli

En 1997 la chapelle, trop petite, est détruite pour laisser place à une église, l’église Saint-François de Molitor. Il est prévu que les oeuvres de verre continuent leur vie quelques arrondissement plus loin, dans le 19e, près de la place des Fêtes, et viennent enrichir son patrimoine.

C’est au moment de les installer dans l’église Saint-Fançois d’Assise, dont le clocher surplombe les villas autrefois ouvrières du quartier de la Mouzaïa, que tous prennent conscience de leur disparition. Et pas moyen de mettre la main sur eux, le maître verrier chargé de l’opération a fait faillite.

Une impasse ? Non, car une femme y croit encore. Le retour des « vitraux miraculés », les paroissiens le doivent à la tenacité de l’une d’entre eux : Françoise Duthoit. « J’ai suivi la piste du maître verrier et je m’y suis tenue », raconte-elle. Courriers, recommandés, coups de fils répétés, en tout, deux ans de recherches. « Un jour il a répondu. » Il ne savait plus à qui appartenaient ces vitraux soigneusement emballés et les conservait quelque part en Provence. « Mais il a fallu encore un an pour le convaincre de les rendre. » ajoute la paroissienne.

Les vitraux, en bon état, ont été restitués il y a trois ans. S’en est suivi une autre quête, celle de nouveaux fonds. Car les pièces ont des dimensions plus petites que les orifices de l’église et il faut les y adapter. Ce dont se chargent les Ateliers Duchemin. Facture, 104 000 euros, financée par différentes paroisses et paroissiens de la capitale.

Ce samedi d’automne, toutes et tous peuvent enfin admirer la lumière filtrer délicatement à travers les douze tableaux de verre. La sainte trinité, Saint-François d’Assise (1181-1226), et d’autres saints tiennent à présent compagnie aux paroissiens de l’église de la Mouzaïa, entièrement rénovée et restaurée.

Infos pratiques :
Paroisse Saint-François d’Assise
9, rue de Mouzaïa
M° Place des fêtes
Tél : 01 42 39 64 58
Adresse électronique ici

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